Personne ne pourra jamais s’accaparer ces merveilleux et difficiles moments. Ils t’appartiennent à jamais, et sont ta récompense.

Bravo aussi pour tous tes soutiens et ce partage en famille aux moments clefs. Des émotions fortes et rares qui perdureront.

De façon assez paradoxale, j’aime la transgression et sortir constamment de la zone de confort, tout en cherchant du sens et de la cohérence, alors Bruno c’est une grande ovation que je t'envoie pour la réalisation de ton objectif, défi insensé, dont je ne percevais pas bien le sens avant de t’avoir lu.

Bises,  A bientôt,

Hervé


Formidable Bruno,  vraiment BRAVO. Merci pour ce récit. 

Jérome V.

Bravo Bruno ! Quel émouvant récit que j'ai lu à haute voix pour que tout le monde participe au voyage. Il est beau ton voyage, plein de paysages, d'émotions,  de sensations,  de souffrances aussi que tu as su surmonter,  chapeau bas pour le mental et un immense respect pour avoir tenté cette aventure. Je salue aussi les tiens car comme tu l'as exprimé,  ils sont notre force mentale, notre refuge, notre havre de paix, notre motivation profonde sur ce genre d'aventure. Pour t'avoir vu si serein quelques jours plus tard, je pense qu'en effet, ce parcours t'a apporté beaucoup. Je le tenterai....en mode rando pendant les vacances ;-).  Bonne récup à toi.  Bises
Catherine


 Enorme Performance, mental de ding, magnifique récit, tu es au panthéon des sportifs (en activité ☺)

 Encore bravo.

Savoure et récupère bien

Arnaud


Salut Bruno

Que dire... BRAVO CHAMPION!

Lorsque j'ai terminé mon 1er marathon, je suis resté sur un petit nuage pendant 1 semaine en me disant: Yes je l'ai fait! Toi tu vas pouvoir savourer ton exploit encore longtemps! Merci pour ton récit très complet qui nous met dans la course sans passer par la case inscription! Ouf!

Bonne récup et bonnes vacances

A bientôt

Franck


Bruno 

Chapeau 

Énorme performance qui marquera ta vie de sportif 

Chapeau pour l"épreuve et respect pour ta préparation que tu as faite seul ..,,

Un bel exemple 

Mérite un petit article dans La Gazette je pense ? 

Bravo

Christophe


Alors là Bruno, Congratulation et standing Ovation.. Quel exploit. De quoi être fier

Ton récit est du niveau de L’épreuve et c’est du haut niveau.

Tapis rouge maintenant

Amitiés    D@niel


Bruno. Que dire après ce récit?  Je me suis délecté en lisant ce dernier. Ce serait mentir en disant que tu m'as donné envie de le faire,  c'est juste pour moi impossible de  parcourir 177 km. Rien que cela, je dis RESPECT. Un vrai bonhomme,  un très grand coureur.

Félicitations, repose toi bien et surtout garde bien précieusement cette aventure dans un coin de ta tête. 

Mickaël


ULTRA MARIN 2017

                Je ne sais par où commencer pour vous raconter une aventure aussi riche que le tour du Golfe du Morbihan. 177 km dans un cadre fabuleux au départ de Vannes.  Oui  177, même en le disant souvent et, encore là, cela me parait impensable à faire. J’aurais pu me contenter des 56km ou des 87 (que je vous conseille) ou la version relai (à  4) mais mon gout du défi et l’envie de découvrir les limites (corps et esprit) me poussent à tenter cette aventure. Après des vacances sur le golfe, il y a un an ½, l’idée se fait plus précise et le rêve devient projet avant de devenir réalité.

Les entrainements du club sont ma base solide et conviviale (merci à tous). J’y ajoute des sorties le samedi (marche course) avec mon épouse, des renforcements musculaires et des week-ends blocs. Je ne suis pas un fan des courses, des traditionnels marathons, ni des très grosses préparations vues sur le net. Sur un an, je fais quelques sorties longues tout de même Wissous/Versailles AR par la forêt (42km), Wissous/Paris-Versailles/Wissous avant les coureurs (top) et quelques enchainement 20+30 ou 30+40 (maxi sur 1 WE). Pour travailler le mental, beaucoup de visualisation, de détachement (musiques/sujets diverses..) et la No-finish Line 75km de nuit au pied de la tour Eiffel. On ne se sent jamais assez préparé pour une course de 177 km mais ainsi je ne suis ni blessé, ni lassé.

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La course :

Mon parcours est découpé en 4 marathons (vous verrez plus loin l’erreur mathématique..), un pour chacun des membres de ma famille. Famille qui a supporté mes absences lors des (très) longs footings et qui va être mon assistance infatigable, omniprésente, rassurante et si précieuse.

Objectif N°1       Ne pas me blesser

Objectif N°2       Dépasser mon record de distance 75km

Objectif N°3       Passer les 100km

Objectif N°4       Passer les 100 miles….et finir 177km en 30-35h

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Départ de Vannes :

Le départ est donné à 18h après quelques averses  sur le port de Vannes, dossard 659. Toujours très émouvant ces départs dans l’inconnue, la souffrance probable mélangée à l’excitation après de longs mois d’attente. Et là, le fameux accueil breton… 10’ de pluie intense !!!  L’imperméable du club réchauffe le corps et l’esprit, il me protège. Je démarre (comme trop souvent) assez vite. Je marche dans les montées mais autour de moi cela va encore plus vite, je suis parti avec les premiers. Le parcours fait de chemins, de murets est assez roulant et sans bousculade. Premier ravito passé, une bise à ma famille et ça repart. Après l’averse, il fait chaud et je me découvre (erreur). On longe le Golfe avec des vues superbes mais je reste concentré sur mes pieds (déjà des racines), sur ma tenue (pluie ou pas, vent frais ou chaud ???).   M….., c’est quoi ce mal de ventre qui me tord les boyaux ! Je n’ai jamais mal au ventre, pourquoi maintenant ? Après 25 km, je n’avance plus 2 pauses puis 3 vite !! Je tremble de partout, j’ai froid. J’arrête ? Non, pas maintenant. La trousse à pharmacie et c’est reparti. Je m’accroche à un coureur avec une sono version disco. Sans lui, je serais resté assis sur un banc. Les km passent et je remange à nouveau doucement et avec un peu d’eau. Fin du premier round, Larmor Baden 35km 4h. Changement complet de vêtement (détrempés). Un grand merci à mon assistance puis au revoir à mes supporters qui  vont se coucher. Miniloup prend le relai pour la nuit et fera la suite du voyage avec moi. J’avais dit à mon fils que le premier marathon serait pour lui – « tranquille, je gère»- j’apprends qu’il a eu mal au ventre avant moi… Etonnant

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Larmor Baden- Locmariaquer :

Je connais la première partie du parcours jusqu’à Auray. Cela tombe bien, la nuit tombe. Les nuages nous masquent le coucher de soleil, dommage. Les forces reviennent et l’alternance course/marche en côtes et sur les rochers  fonctionne bien. Ravitaillement au Bono avec quelques étirements, une ambiance très calme sur le port. Les bénévoles sont attentionnés et le ravitaillement varié (jambon, pâtes de fruit, Tuc…). J’y oublie une gourde, (presque) un détail. Le commissaire me voit prêt et hésitant « Alors Bruno, tu repars ? ». Je pense avoir mangé assez, en en prenant plus j’ai peur pour mon ventre… allez c’est reparti. Je passe une bonne partie de la nuit avec plusieurs groupes, on se croise, se distance, s’entraide dans les nombreuses montées. Le parcours est plus routier, des montées vers Crach puis, après une bonne soupe, de longues lignes droites au milieu des champs. Heureusement que l’on est de nuit, cela nous évite de voir la lassitude du parcours. Je suis dans ma bulle, U2-Adèle dans les oreilles que c’est bon. Ce second marathon est à l’image de ma fille : persévérant et positif. De belles rencontres, des moments très agréables, paisibles, sans notion de temps, de bruit, juste avancer pour aller prendre le bateau. Et oui, on ne court pas tout le temps, on navigue aussi sur l’Ultramarin. Chrono arrêté, on enfile les ponchos et les gilets et c’est parti pour 10’ de traversée à fond en pleine nuit direction un premier record 82km parcourus en 11h. 

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Arzon- Sarzeau

Je ne pensais pas aller aussi vite. Ma femme non plus, la voilà réveillée à 5h00 pour me voir repartir sur la terre ferme. En fait, elle n’a pas dormi, trop accrochée aux SMS signalant ma position et trop inquiète de m’avoir vu malade. On discute un peu, je la rassure, elle me donne encore plus de force. Rendez-vous dans 45’ au gros ravitaillement d’Arzon. C’est la mi-parcours, tout va bien, les pieds OK pas d’ampoules, pas de visite aux podologues, les cuisses ça peut aller (pas de massages ostéo). Fatigué mais pas envie de m’allonger sur les lits par peur de rester bloqué sans pouvoir repartir. Repas avec des pâtes et change complet chaussures, chaussettes comprises. Cette partie me semblait la plus dure, je repars en marchant avec les bâtons. Le jour s’est levé et la côte (que je connais) présente un relief... magnifique…pour la balade mais carrément casse pieds pour le Raid ou plutôt casse cuisses avec des escaliers (4-5..10 marches), des murets, des plages… C’est joli, très joli mais après le 20ème escalier (voire beaucoup plus) c’est mortel. Je n’ai pas mis des cours de step dans ma préparation. Et les pins aux troncs tordus, presque sculptés, qu’ils sont majestueux mais Put…. Ils ont aussi des racines. J’avance en rythme avec mes compagnons de galère. On râle dans les montées, on s’extasie sur les paysages, on discute d’autres courses (qu’ils ont fait)… Florence me lit de nombreux messages, merci à tous, merci pour ces ravitaillements de l’esprit.  Fin du 3ème marathon (123km 17h) dédié à ma femme épousée à Vannes voici presque 20ans et qui avance tous les jours avec souffrance et sourire, pleine d’attention pour les autres… Avec les enfants, elle m’encourage ce samedi encore un peu plus.

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Sarzeau- Séné

Arrêt à Sarzeau, les quadriceps chauffent mais la tête suit et les pieds sont dans des chaussons (Salomon Citytrail+ chaussettes spéciales). Le soleil est présent et les paysages toujours aussi variés (îles, réserve naturelle, chemins...). Je redémarre doucement en marche, le rythme est lancinant avec les bâtons et la nuit blanche commence à se faire sentir. Je m’allonge dans l‘herbe comme certains ou je me relance… stop ou encore. Je risque de prendre une valise ensuite mais allons y. RTL Redémarre Très Lentement. Il fait très beau. Les marais avec les écluses sont une super aire de jeu et mon équipier m’incite à remettre la machine en route. J’enclenche le mode machine. Les cuisses sont douloureuses, les phases de courses de plus en plus courtes et de moins en moins rapides. L’arrivée de supporters en renfort me donne un regain d’énergie mais il fait chaud, mon visage se crispe. Le dernier passage en forêt et en légère descente masque la dureté de ces kilomètres. Au ravitaillement de Séné (156km 23 h), je ne suis pas assez lucide pour m’arrêter longtemps, m’étirer et m’alimenter suffisamment. Il reste peu de kilomètres, « juste » un semi-marathon je gagne des places et me grise de l’arrivée (presque) proche. La boucle sur la presqu’ile est un régal pour les yeux. On longe la plage, le soleil rasant donne un éclairage de carte postale, je donne toute l’énergie qu’il me reste…. Ce 4ème marathon se termine, je passe la barre des 24h. J’ai juste oublié qu’il…

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….reste 12 km

 A port Anna, je suis cuit et ne remplit pas mon sac d’eau pensant qu’il m’en reste. Le soleil tape, le vent est très fort en cette fin de journée. Ce qui serait un parcours idéal de vacances va se transformer en calvaire. Là où le mercredi, en 1 heure c’est fini, il m’en faudra trois pour boucler le parcours. Je n’ai plus ma gourde souple (laissée au Bono), je n’ai plus d’eau, plus de jambes juste deux poteaux qui me portent difficilement. La tête est out, l’envie d’en finir sans en avoir la force. Pour la seconde fois, je pense abandonner. Mes supporters sont 2km avant l’arrivée… une immensité vue du chemin baigné de vent, de soleil où je suis. Je reprends mes bâtons que j’avais négligés…il me faut avancer, ne pas s’assoir, ne pas arrêter. Je suis un robot en arrivant sur le port, un playmobil rigide et fermé accompagné par des supporters survoltés. Je ne peux même pas trottiner sur les 200m de la dernière ligne droite. Les mains de mes enfants m’aident à marcher droit. Je franchi la ligne en simulant une foulée précaire….

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Et après….

Passé la ligne, je suis heureux. Je récupère ma veste et pose fièrement pour la photo finish. Ensuite impossible de mettre un pied devant l’autre. J’ai fait 177 km et je suis incapable d’aller à la voiture 50m plus loin. Une bonne nuit, des massages et quelques heures de repos décoincent les cuisses, les pieds sont intacts, le corps s’énergise à nouveau…Les souvenirs envahissent ma tête et je les partage pour les garder présents.

YES je l’ai fait… 27h d’effort, de plaisir, de rencontres, de sourires, de souffrances aussi. C’est plus rapide que mes rêves, plus concentré que jamais, plus serein que mes angoisses, plus beau qu’espéré. Une expérience incroyable, un lieu pour moi magique et des sensations que j’espère vous avoir fait partager dans ce récit presque aussi long que mon Ultramarin.

 Encore MERCI à tous pour les entrainements, vos encouragements. Je vous dis à bientôt et vous souhaite de bonnes vacances.


Merci Florence pour ces infos ... C sur il a fait tout ça pour se faire masser & chouchouter par sa p'tite femme 😉

Soit prudent Bruno C ce que j'appellerai "une grande balade" alors prudence et plaisir (si ca existe sur ces distances de malade) ... on est avec toi CHAMPION !!

Bizz

Sandrine et Thierry 


 Bonjour à tous,

Merci beaucoup pour vos encouragements que Bruno a pu lire avant le départ hier soir et qui l'ont beaucoup touché. 

Pour l'instant, tout se passe très bien malgré une petite frayeur entre le 20eme et le 40eme km (grosses douleurs au ventre). Il a fait la traversée en zodiak à 5h du matin. Il en est à mi-chemin. On espère ne pas voir la pluie aujourd'hui car le temps est très menaçant : il porte fièrement son coupe-vent du WRC ! 

Bruno vous en dira plus après l'arrivée. 

Bon week-end à tous.   Florence




Bravo Bruno ! Quel émouvant récit que j'ai lu à haute voix pour que tout le monde participe au voyage. Il est beau ton voyage, plein de paysages, d'émotions,  de sensations,  de souffrances aussi que tu as su surmonter,  chapeau bas pour le mental et un immense respect pour avoir tenté cette aventure. Je salue aussi les tiens car comme tu l'as exprimé,  ils sont notre force mentale, notre refuge, notre havre de paix, notre motivation profonde sur ce genre d'aventure. Pour t'avoir vu si serein quelques jours plus tard, je pense qu'en effet, ce parcours t'a apporté beaucoup. Je le tenterai....en mode rando pendant les vacances ;-).  Bonne récup à toi.  Bises

Catherine